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Commotion cérébrale et Sport

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Qu-est-ce qu’une commotion cérébrale ? Est-ce si fréquent que cela ? C’est un traumatisme de la tête ou du cou qui altère le fonctionnement du cerveau de façon immédiate et transitoire, 9 fois sur 10 sans perte de connaissance.Aux États-Unis, on compte environ 300 000 commotions par an chez les sportifs, ce qui représente 20% des commotions en général. Une étude française montre une atteinte cérébrale dans 13 % des accidents de sport.Dans le monde du sport, l’usage veut que tout traumatisme sans perte de connaissance soit considéré comme bénin. En effet, le KO sans perte de connaissance n’apparaît pas comme synonyme de commotion cérébrale aux yeux des joueurs ou des entraîneurs. On entend souvent au bord du terrain « il est sonné, mais ̧ca va ! ».Le cerveau est un organe essentiel qui commande notre corps ! En fait, même un traumatisme crânio-cérébral léger n’est pas anodin ! Les séquelles occasionnées par une commotion liée au sport sont comparables à celles causées par un traumatisme crânien léger lié à un accident de la route. En effet, des athlètes peuvent subir des coups qui produisent dans leur boîte crânienne une accélération équivalant à l’accélération causée lorsqu’une voiture entre en collision avec un mur de briques à une vitesse de 60 à 80 km/h.Or si les victimes d’un AVP ont tendance à se conformer à la prescription de repos physique et mental, et sont de ce fait peu susceptibles de présenter une nouvelle commotion, les sportifs passionnés sont plutôt enclins à minimiser leurs symptômes et à retourner rapidement au jeu. Une pratique sportive avec des symptômes persistants expose à trois dangers : – Une nouvelle commotion. – Une prolongation des symptômes. – Un dommage définitif provoqué par la répétition des commotions : dépressions, troubles de la mémoire et des fonctions intellectuelles, difficultés de communication.Comment reconnaître une commotion cérébrale ? Un ou plusieurs signes peuvent exister de façon immédiate ou retardée : Perte de connaissance, convulsions. Troubles de l’équilibre, de la vision (étoiles, vision double). Mal de tête, fatigue, confusion, somnolence  Sensation d’être dans le brouillard. Troubles de la mémoire, ralentissement des idées. Irritabilité, tristesse, impression d’ivresse. Hypersensibilité au bruit, à la lumière. Troubles du sommeil. Diminution de la performance.Ces symptômes immédiats ou différés peuvent s’aggraver en cas d’effort physique. D’où l’importance du repos physique et intellectuel (pas de travail sur écran, lecture ou TV) ! Quelle attitude adopter en cas de commotion ? Il y a trois règles d’or : Arrêter immédiatement la compétition ou l’entrainement Ne pas cacher l’incident, il faut avertir un arbitre, un médecin ou un proche. Consulter et observer le repos prescrit. Un sportif victime d’une commotion cérébrale doit consulter son médecin avant de reprendre une activité physique. Cette reprise doit être progressive.

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